Il est des unités dont le nom est devenu synonyme de courage, de maîtrise et d’excellence. Le GIGN, créé en 1974, appartient à cette élite silencieuse qui veille dans l’ombre pour protéger la vie.
Né dans un contexte international marqué par la montée du terrorisme, notamment après le drame des Jeux olympiques d'été de 1972 à Munich, le GIGN a été pensé comme une réponse française à l’impensable : intervenir là où chaque seconde compte, là où l’échec n’est pas permis.
Parmi ses faits d’armes les plus marquants, comment ne pas évoquer l’opération de Djibouti en 1976, lors de la prise d’otages d’un car scolaire à Loyada. Dans des conditions extrêmes, sous le feu ennemi, les hommes du GIGN ont libéré les enfants retenus, démontrant un sang-froid et un professionnalisme qui ont immédiatement forgé la légende de l’unité.
En 1994, à Marignane, face au détournement du vol Air France 8969, l’assaut donné contre les terroristes du GIA reste gravé dans les mémoires. Une intervention d’une précision exceptionnelle, retransmise en direct, qui sauva des dizaines de vies et montra au monde la détermination et la maîtrise des forces françaises.
Plus récemment, en janvier 2015, à Dammartin-en-Goële, lors de la traque des frères Kouachi après l’attentat contre Charlie Hebdo, le GIGN a une nouvelle fois démontré son engagement absolu dans la lutte contre le terrorisme, mettant fin à une menace qui bouleversait la Nation tout entière.
Ces opérations spectaculaires ne doivent pas faire oublier les centaines d’interventions menées loin des caméras; forcenés retranchés, libérations d’otages, arrestations à haut risque, missions à l’étranger. Chaque engagement exige une préparation extrême, une cohésion sans faille et une confiance totale entre frères d’armes.
Le GIGN, c’est l’excellence portée à son plus haut niveau. Une sélection impitoyable. Des entraînements quotidiens. Une capacité d’adaptation permanente face à des menaces en constante évolution. Mais c’est aussi une profonde humanité; sauver avant tout, protéger coûte que coûte.
Aujourd’hui, je souhaite rendre hommage à ces hommes d’exception. Les remercier pour leur courage, pour leurs sacrifices personnels et familiaux, pour leur engagement au service de la France.
Respect et reconnaissance aux membres du GIGN, d’hier et d’aujourd’hui.
Ils interviennent quand tout semble perdu.
Ils servent sans rechercher la lumière, mais ils méritent pleinement notre admiration et notre gratitude.